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Une courte présentation de notre association

Présentation du port et de l’UMM

Historique du port de Mayotte et de l’activité portuaire locale

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À l’abri d’une barrière récifale, offrant l’un des plus grands et plus beaux lagons du monde, sans contrainte de marées et ouvert vingt quatre heures sur vingt quatre et sept jours sur sept, le port de Mayotte, avec ses 3 sites distincts, ambitionne de prendre une place importante dans le Canal du Mozambique.

Le port de commerce de LONGONI, au Nord, est dédié aux marchandises diverses et conteneurs débarqués directement à quai. Des silos à ciment exploités par LAFARGE CIMENTS réceptionnent directement les vracs depuis les navires. Un terminal à conteneurs de 7ha et un terminal pétro-gazier sont opérationnels depuis 2008. Le 18 janvier 2008, le gazier « CONISTON » affrété par SIGMA-SOMAGAZ pour son unité de stockage et d’emplissage, est le 1er à utiliser cette nouvelle installation. En somme, une zone portuaire dynamique où des services de stockage, de maintenance et de réparation sont offerts. Depuis fin 2013, sur la base d’un projet de développement présenté par l’actuel délégataire du port, la société Mayotte Channel Gateway, d’importants travaux d’aménagement des espaces de stockage sont par ailleurs en réalisation.

À DZAOUDZI et MAMOUDZOU, à l’est :

  •  Un poste pétrolier où les vracs liquides sont déchargés par sea-line vers un dépôt de stockage de la société SMSPP-TOTAL situé sur le site des Badamiers
  • La rade de Dzaoudzi qui accueille les passagers des paquebots ou des navires en relève d’équipage avec un ponton spécialement aménagé.
  • Des infrastructures dédiées à la plaisance et à la pêche qui, elles-aussi, ambitionnent de se développer

Le 1er mai 1880, la compagnie des Messageries Maritimes ouvre la première ligne régulière desservant Mayotte et faisant escale à Dzaoudzi. Après 45 jours de voyage, le déchargement est effectué en rade de Dzaoudzi, au moyen de boutres et allèges. Cette manière de procéder durera ainsi 112 années avant qu’un navire long courrier ne parvienne à accoster les rivages de l’île. C’est le NATHALIE DELMAS, commandé par le capitaine DATCHARRY, qui accostera à Longoni le 9 novembre 1992 dans le port en « eaux profondes ». En repartant le même jour, sous « clearance » du capitaine du port après quelques heures d’escale, ce porte-conteneurs de 175 mètres de long, engageait la nouvelle vocation portuaire de Mayotte.

Depuis les évocateurs sacs d’épices et ballots d’étoffes, à la manutention épuisante des sacheries à dos d’hommes, les ports de Mayotte se sont modernisés. Le nouveau transport international, dans de savants empilages de conteneurs, transbordés dans toute la région du Canal du Mozambique, est banalisé. Depuis 2004, une dizaine de compagnies maritimes ont assuré un service régulier mettant Mayotte à moins d’un mois de transport de l’Europe.

En 2006, un véritable terminal conteneurs avec un quai dédié aux plus grands navires et aux navires rouliers a vu le jour. En 2009, un second quai est livré, permettant l’accostage de navires plus important et le 7 janvier 2010 le feeder porte-conteneurs « CONSISTANCE » est le 1er navire accosté à ce nouveau quai. . En 2015, 3 grues mobiles de quai LIEBHERR et 4 portiques roulants (RTG) de stockage de conteneurs LIEBHERR prennent place au niveau de ce nouveau quai et plateformes de stockage réaménagées.

L’histoire confirme que les marchandises viennent par la mer (plus de 95% des échanges internationaux se font par voie maritime), et Mayotte, par son caractère insulaire, n’échappe bien évidemment pas à la règle. Mayotte et son port sont voués à se développer encore afin de répondre aux exigences légitimes de la population. L’UMM, en tant que représentant d’acteurs économiques, entend participer à cette évolution, pour défendre les intérêts des mahorais.

Quel est le rôle d’un port ?

Union Maritime de Mayotte - Le role du port

Il y a plusieurs définitions :

  • Géographique : espace aménagé pour recevoir les navires
  • Économique : système complexe d’éléments matériels et immatériels assurant l’interface entre navires et marchandises
  • Institutionnelle : le port est une institution, dotée ou non de la personnalité morale, chargée d’exercer des compétences à la fois de travaux publics, de police (fonction régalienne), et éventuellement d’exploitation.

Un port est une communauté d’acteurs.

Un port de commerce est dédié au transit des marchandises (et éventuellement de passagers) ; il réunit une multiplicité d’acteurs, de métiers, qui donnent vie à l’espace portuaire.

Leurs fonctions, décrites ici succinctement, existent dans tous les ports.

De nombreux acteurs interviennent dans le cadre du parcours de la marchandise, leurs métiers sont variés et complémentaires. Ensemble, ils forment une chaîne d’acteurs dont chaque maillon est important. Leur objectif commun : organiser le transport de la marchandise, de son point de départ à son point d’arrivée, de la façon la plus compétitive, la plus sécurisée et la plus rapide possible.

  • Le commissionnaire de transport (ou transitaire): Il organise le transport de la marchandise qui lui est confiée par le propriétaire (aussi appelé chargeur), de son point de départ à son point d’arrivée. Il choisit les transporteurs et effectue les formalités administratives et juridiques, voire les déclarations douanières.
  • L’armateur: Il est le propriétaire de navires et de conteneurs. Il gère les rotations de ses navires dans tous les ports du monde. Il prévoit pour chaque voyage un équipage, des vivres, du matériel et du carburant. Dans chaque port desservi par ses navires, l’armateur se fait représenter par un agent consignataire et un agent maritime implantés localement. L’agent maritime et le consignataire peuvent être une seule et même entité.UMM - Union Maritime de Mayotte
  • Le consignataire (ou agent coque): Il représente l’armateur dans le port pour la gestion du navire en tant qu’équipement. Il informe l’ensemble des intervenants portuaires de l’arrivée du navire. Il gère la vie du navire dans le port : matériel, vivres, carburant, équipage…
  • L’agent maritime (ou agent fret):  Il représente l’armateur dans le port pour la commercialisation de ses services. Il assure la commercialisation du navire en contactant différents transitaires et chargeurs qui cherchent à expédier des marchandises afin d’assurer le remplissage optimum du navire. Pour la rentabilité du transport, le navire doit toujours naviguer chargé de marchandises, sur l’ensemble de son parcours.
  • La capitainerie: elle planifie l’ensemble des entrées et sorties des navires pour organiser le trafic dans le port. L’officier de port indique notamment à chaque navire à quel quai il va pouvoir accoster, en accord avec le consignataire et le terminal concerné. La capitainerie est également chargée du contrôle du passage portuaire des marchandises dangereuses.
  • Le pilote:  Il accède au navire par vedette rapide ou par hélicoptère dans certains ports pour assurer la conduite du navire dans le port jusqu’au poste à quai. C’est un professionnel qui connaît parfaitement les contraintes du port.Arrivée du navire au port - Le pilote
  • Le remorqueur: En cas de besoin, le ou les remorqueurs rejoignent ensuite le navire, l’assistent dans sa manœuvre et l’accompagnent jusqu’au terminal en le poussant, le tirant ou le freinant.
  • Le lamaneur:  Il fixe (il amarre, en, langage maritime)le navire au quai en accrochant les cordages (appelés aussières) aux bittes d’amarrage.
  • L’opérateur du terminal (ou manutentionnaire) : Les terminaux sont gérés par des sociétés de manutention privées indépendantes qui emploient des ouvriers dockers. Pour le vrac liquide, le navire est vidé par pompage.
  • Les ouvriers dockers: Ils chargent et déchargent des navires toute sorte de fret (conteneurs, vrac solide, fret roulant), à l’aide de différents moyens techniques (portique, grue, cavalier,…).
  • Les autorités de contrôle:  Douanes, Poste d’inspection frontalier – Point d’entrée communautaire (PIF PEC), Gendarmerie maritime, Capitainerie, Police Air et Frontières… Les autorités contrôlent la marchandise, le navire et les hommes.
  • Les opérateurs de transport, par route, (fer ou fleuve dans certains ports):  Ils interviennent : avant le transport maritime, pour acheminer la marchandise  du fournisseur jusqu’au terminal, et à l’arrivée, du terminal au client.
  • L’informatique portuaire (par exemple AP+):  Les intervenants portuaires s’échangent les informations nécessaires au bon traitement de la marchandise via un système informatique portuaire mutualisé. Chacun transmet ses informations sur l’avancée de la marchandise pour que l’intervenant suivant récupère l’information et poursuive le circuit.
  •  L’avitailleur : Il approvisionne le navire, à sa demande via son agent, en tout type de fournitures ou marchandises nécessaires au fonctionnement technique du navire (pièces
    détachées, etc) et à la vie de ses occupants (vivres, eau, etc). Pour l’alimentation du navire en carburant, on parle de routage.

Les missions et objectifs de l’UMM

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L’UMM a été créée il y a maintenant une quinzaine d’année et, par ses membres, représente 350M d’euros de CA et 1500 emplois directs. Comme à ses débuts, elle regroupe des acteurs économiques pour qui le port est primordial. L’état d’esprit de cette association de professionnels est donc toujours le même : participer au développement de l’espace portuaire en faisant entendre la voix de ses adhérents pour la défense de l’intérêt commun. L’UMM est une association de professionnels et, à ce titre, elle s’efforce d’être reconnue par les instances locales et les pouvoirs publics comme une entité dotée de compétences qu’il faut associer aux choix décisionnels. Ces choix qui engageront l’avenir de la place portuaire et l’avenir de Mayotte comme porte d’entrée dans le canal du Mozambique, impliquent réflexion et concertation. Les missions et objectifs de l’Union Maritime de Mayotte sont multiples mais toutes guidées par la volonté de contribuer à l’effort de tous pour donner à Mayotte et à son port l’image d’un espace dans lequel évoluent des compétences complémentaires, dynamiques et ambitieuses.
L’UMM s’efforce donc :

  • d’entretenir, entre ses membres, l’état d’esprit initial de l’UMM
  • d’intervenir, à la demande de ses membres, auprès de tout organisme (public ou privé), et après analyse par le bureau de l’union, pour toute situation, question, projet dont l’étude rentre dans le cadre des intérêts professionnels communs des membres, des intérêts maritimes du port ou de l’intérêt commun
  • de contribuer à la prospérité et au développement de la place portuaire
  • d’apporter son expertise aux autorités compétentes dès lors qu’un sujet ou une situation particulière le nécessite
  • de défendre toute question se rattachant directement ou indirectement à l’espace portuaire de Mayotte
  • de participer à toute autre association ou fédération ayant des objectifs communs similaires ou complémentaires
  • de créer ou provoquer la création de telles associations ou fédérations.